Edition 2014 – Edmonton

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Rapport SPECQUE

XVII° Edition

Edmonton 2014

Le mot de la chef de délégation

 

La SPECQUE à Edmonton était une première à de nombreux niveaux : première fois qu’une SPECQUE avait lieu dans une province de l’Ouest canadien ; première fois qu’il fallait réussir à motiver des étudiants bordelais pour les emmener si loin ; première fois, billets d’avion oblige, qu’Eurofeel faisait face à un financement de sa délégation si ambitieux. Ce n’est que petit à petit que je me suis rendue compte du défi qui avait été posé aux organisateurs de cette XVIIème édition, aux participants venus d’Europe et du Quebec, ainsi qu’à Eurofeel pour permettre cette simulation du Parlement européen à plus de 7000km de Bruxelles ou de Bordeaux, et à encore 3000km de Montréal.

Après ma participation à l’édition de 2013 à Rome, ma motivation à poursuivre mon expérience spécquoise ne faisait aucun doute. J’avais siégé en tant qu’eurodéputée et membre de la délégation de l’Université de Stuttgart (FIFA Sciences Po Bordeaux) ; une initiative d’anciens spécquois d’Eurofeel qui souhaitaient prolonger leur expérience depuis leur ville d’échange. J’avais retrouvé à Rome la délégation bordelaise d’Eurofeel avec qui nous avions partagé de nombreux moments. Je connaissais donc bien les rouages de la simulation parlementaire à mon retour à Bordeaux. Mais, je n’avais pas d’idée précise sur le fonctionnement du pôle « Simulations », ni sur la stratégie à adopter pour embarquer avec moi 3 futurs spécquois en Alberta, quelque part entre les Rocheuses et les Grandes Plaines (un endroit que je savais alors à peine placer sur une carte). Le travail et le dynamisme de Lucie Lechardoy et Benjamin Guinaudeau, chefs du pôle et eux-mêmes anciens spécquois, a permis une préparation régulière et sérieuse à la simulation parlementaire. Nous avons recruté Marine, Juliette et Thibault qui étaient prêts à nous faire confiance et à vivre l’expérience inoubliable qu’est la SPECQUE. Nous nous sommes souvent retrouvés pendant l’année, en comité restreint ou lors de réunions de pôle pour préparer aussi bien le fond que la forme de notre futur périple. Ensemble, nous avons concrétisé la 4ème participation d’Eurofeel à la Simulation du Parlement Canada-Quebec-Europe, la 2ème sur le sol canadien.

Je pense pouvoir dire que nous avons vécu une SPECQUE particulièrement forte, une SPECQUE à l’autre bout du monde, qui relevait pourtant d’une véritable complexité organisationnelle et matérielle. C’était sans parler de la difficulté supplémentaire que représente l’organisation d’une simulation pendant une année d’élection ; nous avons appris au dernier moment la répartition finale de nos groupes politiques car celle-ci était basée sur la composition du Parlement européen. Pour la première fois aussi, un membre d’Eurofeel faisait lui-même partie intégrante du Comité Exécutif de la SPECQUE, en tant que Vice-Président exécutif délégué au recrutement. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons eu l’impression de vivre la simulation sous toutes ses coutures, de l’extérieur et de l’intérieur. J’ai de mon côté eu la chance d’être sélectionnée comme Chef de Groupe S&D, deuxième groupe politique le plus important au Parlement, une expérience forte qui donne une autre perspective sur la SPECQUE et ses enjeux. Enfin, Marine a été pour sa première participation à la SPECQUE recrutée comme Présidente de Commission, un poste à responsabilité crucial où elle a dû organiser et animer les débats de sa commission parlementaire. En y ajoutant la forte implication de Thibault et de Juliette au sein de leur groupe politique et de leur commission, je pense pouvoir affirmer que la délégation bordelaise s’est faite remarquer au cours de cette XVIIème édition.

A titre personnel, ce que je retire de ma double expérience spécquoise et de mon rôle de chef de délégation, c’est d’abord la chance de pouvoir participer à la SPECQUE avec le soutien et l’encadrement de l’association Eurofeel. En effet, la plupart des délégations n’ont pas de structure aussi forte les appuyant dans leur démarche et dans leur financement. Nous ne serions jamais allés jusqu’à Edmonton sans le travail des membres de l’association, de sa présidence et de son trésorier. Les membres d’Eurofeel effectuent de plus un travail académique en amont permettant une préparation cruciale à une bonne SPECQUE. Pour en avoir moi-même fait l’expérience, je retiens également l’envie d’essayer de faire connaître la SPECQUE, de faire partager cette aventure à un maximum de personne, à Bordeaux par le recrutement d’autres parcours universitaires et d’autres nationalités, ainsi qu’à l’étranger, en engageant la formation de délégations sœurs à Eurofeel Bordeaux.

Eléonore Colin

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Témoignages de la délégation d’Eurofeel

 

 

Thibault Jagueneau

 

Eurodéputé du groupe des Conservateurs et Réformistes Européens (CRE)

Commission Libertés Civiles, Justice et Affaires Intérieures (LIBE)

Proposition d’une stratégie européenne pour l’intégration des Roms.

20150401 - Simulations 3Tout au long de l’année universitaire 2013-2014, j’ai suivi les ateliers de préparation à la SPECQUE animés par Lucie Lechardoy, Benjamin Guinaudeau et Eléonore Colin. J’avais demandé à faire partie de la Gauche Unitaire Européenne (GUE) et je me suis finalement retrouvé parmi les Conservateurs et Réformistes Européens (CRE), au sein de la Commission Libertés Civiles, Justice et Affaires intérieures (LIBE). Au programme : l’élaboration d’une stratégie européenne pour l’intégration des Roms, sujet brûlant s’il en est.

 

On ne le sait que trop peu, mais depuis les dernières élections européennes, les CRE constituent le troisième groupe politique au Parlement Européen. Il était donc très intéressant de représenter ce groupe situé à droite du Parti Populaire Européen, partageant les mêmes valeurs économiques libérales que celui-ci mais qui se montre plutôt (voire vraiment) conservateur sur les questions de société. Or, l’intégration des Roms en est une et c’est pourquoi mes collègues eurodéputés et moi-même avons adopté une posture très conservatrice qui se rapprochait parfois des positions défendues par l’extrême-droite (le groupe Europe, Libertés et Démocratie). Bien que je ne partage pas les idées des CRE, les défendre n’a pas été un problème majeur et m’a permis de comprendre leurs réflexions. En outre, les CRE ont joué un rôle majeur au sein de la Commission LIBE, beaucoup plus que dans les autres commissions parlementaires. Nous étions en nombre important et donc à même de peser sur l’orientation que prenait le débat sur l’intégration des Roms. Notre politique de couloir a été particulièrement active et nous a permis d’obtenir des succès symboliques.

 

Les négociations ont surtout porté sur l’emploi ou non de la discrimination positive à l’égard de la population Rom. Ainsi, les débats ont été passionnants puisque les conceptions de la discrimination positive différaient grandement entre les Européens et les Canadiens. Pour les premiers, la discrimination positive n’était rien d’autre qu’un moyen de créer de nouvelles discriminations à l’égard d’autres groupes eux aussi défavorisés. Pour les seconds, la discrimination positive constituait une solution efficace qui avait déjà fait ses preuves en permettant l’intégration de certains groupes défavorisés, au Canada notamment.

 

Cette semaine a donc été très enrichissante. La SPECQUE m’a permis de mieux appréhender le processus législatif européen et ses spécificités. Elle a également sollicité mon organisme puisqu’il n’était pas toujours facile d’enchaîner soirées et séances plénières ou travail en commission le lendemain… Sur le plan humain, de belles rencontres ont été au rendez-vous et cela m’a fait chaud au cœur de constater que des non-Européens pouvaient être si passionnés par l’Union Européenne. Sur le plan sonore également, les surprises n’ont pas manqué, les accents étant un peu la marque de fabrique de la SPECQUE. Enfin, si la ville d’Edmonton n’est sans doute pas la plus jolie qui soit, les alentours valaient vraiment le détour. Les Montagnes Rocheuses m’ont paru superbes, même si j’aurai aimé pouvoir dire à mon retour en France que j’avais vu un ours en liberté…

 

Juliette Nicolas

Eurodéputée du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes & démocrates (S&D)

Commission du Marché intérieur et Protection des Consommateurs (IMCO)

Paquet Pétrole : proposition de règlement d’aide à la modernisation des raffineries et proposition de directive sur la protection des consommateurs de pétrole.

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La SPECQUE 2014 a été une semaine riche en découvertes pour moi. Auparavant, j’avais participé à plusieurs simulations du Parlement européen en petit comité avec l’association Eurofeel. Cette préparation m’a bien aidé, même si tout est différent à plus grande échelle.

 

Je faisais partie du groupe qui représentait les Socialistes et Démocrates, deuxième groupe parlementaire au Parlement européen. Si ce groupe cherche en général le consensus avec la majorité PPE et surtout avec l’ALDE, nous nous sommes retrouvés dans l’opposition sur tout ce qui concernait les mesures sociales. Cela nous a donné l’opportunité de faire quelques discours enflammés sur la solidarité, et de tenter des alliances avec le reste de la gauche.

 

La commission dans laquelle j’étais étudiait deux propositions sur un « pack pétrole ». La première était un règlement concernant le financement de raffineries de pétrole, afin de les moderniser et de les rendre plus efficaces. Le groupe des S&D était plutôt partagé entre ses valeurs écologiques, et sa volonté de protéger les consommateurs et les entreprises de prix excessifs. Nous avons finalement abouti sur un consensus pour une modernisation intelligente, favorisant l’efficacité énergétique et intégrant des normes et des contrôles environnementaux. La deuxième proposition était une directive sur la création d’un « chèque pétrole » pour aider les plus pauvres à payer leur carburant et leurs factures énergétiques. Elle n’a pas abouti, mais une définition de la précarité énergétique a quand même pu être créée.

 

J’ai beaucoup appris au cours de cette SPECQUE 2014. C’est un apprentissage vivant du fonctionnement du Parlement européen. Comment se déroulent le travail en commission, les séances plénières, les votes. Comment rédiger un amendement, faire des compromis et de la « politique de couloir ». Cette expérience m’a aussi permis d’acquérir une certaine aisance à l’oral, et surtout de me découvrir un goût pour les débats, les discours, dans un cadre qui reste ludique et bienveillant.

 

La SPECQUE, c’est avant tout des rencontres, dans un mélange incroyable de sérieux et d’amusement. On ne peut pas s’empêcher d’être pris dans le jeu, et de se découvrir une passion pour un amendement sur une raffinerie de pétrole par exemple. Mais tout est plus léger, car on sait que ça reste une simulation, et le soir ou à midi, les masques tombent. De plus, on a l’occasion unique de discuter avec des personnes de divers pays, tous intéressés par les questions européennes. C’était très intéressant pour une Française comme moi de découvrir une culture du compromis propre au Parlement européen et à certains pays. J’ai aussi découvert plusieurs conceptions du socialisme. La rencontre entre les Canadiens et les Européens est très enrichissante. En plus d’apprendre de nouvelles expressions et d’être bercé par leur accent, on se rend compte de certaines différences, concernant la conception de l’égalité ou la discrimination positive par exemple. Enfin, la rencontre avec le Grand Ouest canadien a été pour moi inoubliable, entre les villes à l’américaine comme Edmonton et les parcs naturels visités après la SPECQUE.

 

 

Marine Manzinello

 

Présidente de la Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE)

Proposition de directive sur les questions de bioéthique

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Ma première Specque s’est révélée être un défi de taille car, en plus d’endosser le rôle d’eurodéputée du groupe Parti Populaire européen (PPE), j’ai choisi de postuler comme Présidente de Commission. C’est donc avec appréhension que j’ai débuté cette semaine inoubliable, chargée en stress et émotion.

Ce poste à responsabilité m’a donné l’opportunité d’être un acteur clé. Mon rôle consistait à mener et recadrer les débats au sein de ma commission. Je me suis efforcée à encourager les personnes moins à l’aise à participer aux discussions, et notamment ceux pour qui le français n’était pas la langue maternelle. Car, en dépit de la diversité des accents, la langue française est bien un élément fédérateur majeur de la Specque.

Je me suis rendue compte que la Specque, bien plus qu’un simple jeu de rôles, se caractérise par une réelle rigueur académique. J’ai ainsi été assistée par un assesseur-juridique en raison de la complexité des questions bioéthiques abordées. Mais, malgré les difficultés rencontrées par les eurodéputés en raison de la technicité des textes, et du fait qu’ils avaient parfois les nerfs à vifs en raison du manque de sommeil et d’une forte pression, nous sommes ensemble parvenus à travailler de manière très constructive et dans une excellente ambiance.

En effet, la Specque se définit surtout par l’esprit de solidarité et les liens d’amitié extrêmement forts qu’elle crée entre Européens et Canadiens, rassemblés autour d’un désir d’en apprendre plus sur l’Union européenne, les autres, mais aussi eux-mêmes.

En 2015 j’ai l’honneur d’être la Chef de délégation d’Eurofeel pour l’édition qui se déroulera à Lille. Etant en charge du pôle « Simulation des institutions européennes » avec Thibault Jagueneau, j’organise des réunions plusieurs fois par mois afin de former les étudiants à l’art de la simulation. Les futurs specquois que nous avons recrutés sont déjà brillants dans les débats et extrêmement motivés.

En 2015, il est certain que la délégation d’Eurofeel se fera remarquer, une fois de plus.

 

La délégation Eurofeel au complet

Thibault – Juliette – Marine – Benjamin* – Eléonore

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*Vice-Président exécutif responsable du recrutement à la Specque

La semaine de simulation

La structure d’une SPECQUE est toujours la même : elle débute par une première séance plénière le lundi permettant à chacun de découvrir la dynamique de la simulation, les textes discutés et les clivages au sein du Parlement simulé. C’est aussi l’arène où chacun peut « se jeter à l’eau » une première fois et prendre la parole devant l’ensemble des eurodéputés. S’en suivent deux jours (mardi/mercredi) de commissions parlementaires, qui constituent le cœur du travail de la SPECQUE : les eurodéputés se trouvent en groupes réduits et simulent le travail législatif, ce qui permet de lancer de véritables débats de fond et pousse chacun à s’impliquer au maximum. Enfin, deux journées (jeudi/vendredi) sont dédiées à de nouvelles séances plénières permettant les débats finaux. Le vote final des textes a lieu le samedi matin. Cette année cependant, le comité académique avait décidé d’accorder une demi-journée de plus (le jeudi après-midi) aux débats en commissions, permettant des débats mieux structurés et plus longs, les eurodéputés étant parfois frustrés par la rapidité du travail effectué.

Mais la simulation a aussi lieu au travers des réunions formelles et informelles des groupes politiques, des postes à responsabilité ou des députés souhaitant se retrouver pour poursuivre les débats ou rédiger des amendements. Plus généralement, c’est la « politique de couloir » qui a lieu le matin au petit déjeuner, le soir autour d’un verre ou à la pause-café entre deux débats. C’est un aspect très précieux de la SPECQUE qui entraîne tout le monde à jouer le jeu tout au long de la semaine, et ce malgré les heures de sommeil à rattraper. Elle crée une cohésion forte et pousse chacun à apprendre à se connaître.

La richesse de la SPECQUE se trouve aussi dans la diversité des textes discutés et la pluralité des thèmes débattus. Quatre textes avaient été retenus pour l’édition d’Edmonton :

  • Consultation du Parlement européen sur une nouvelle stratégie européenne de défense. (Commission Affaires étrangères)
  • Proposition de directive sur les questions de bioéthique (Commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie)
  • Proposition d’une stratégie européenne pour l’intégration des Roms (Commission Libertés Civiles, Justice et Affaires Intérieures)
  • Paquet Pétrole : proposition de règlement d’aide à la modernisation des raffineries et proposition de directive sur la protection des consommateurs de pétrole (Commission du Marché intérieur et Protection des Consommateurs)

Les textes débattus et votés sont consultables sur le site de la SPECQUE : http://www.specque.org/

Au cours des séances plénières, d’autres débats ont lieu sur des sujets très divers, notamment sous forme de résolutions. Ceux-ci permettent plus de liberté à l’expression des convictions personnelles et d’évoquer des problématiques proposées par les eurodéputés eux-mêmes. Cette année, nous avons par exemple discuté de la reconnaissance de l’Etat palestinien, de la question écossaise, de l’utilisation des drones…

L’après-midi du samedi a lieu l’Assemblée Générale de l’association SPECQUE qui présente son fonctionnement, l’organisation de la prochaine édition et l’élection du comité exécutif pour l’année suivante. Ce moment est, malgré la fatigue, particulièrement important car il implique chacun dans le projet et permet une perspective sur le travail considérable que l’association effectue chaque année afin de permettre une semaine de simulation de si grande qualité.

La simulation à Edmonton

Une SPECQUE en Alberta, province anglophone du Canada est au départ une initiative d’une poignée de spécquois originaire de l’Ouest canadien et désirant faire partager une nouvelle culture francophone aux délégations internationales, européennes et québécoise. Nous étions donc pour beaucoup en terrain inconnu et la plupart ont choisi de prolonger leur passage dans l’Ouest canadien afin de découvrir Edmonton, 6ème plus grande ville du pays (environ 800 000 habitants) accueillant une exploitation pétrolière florissante ainsi que l’impressionnant plus grand centre commercial d’Amérique du Nord, le West Edmonton Mall. Mais l’Alberta touristique est surtout celle des impressionnants parcs naturels de Banff et de Jaspers dans les Rocheuses, à quelques heures de route. Nous avons également eu la chance d’arriver le week-end où avait lieu le Heritage Festival à Edmonton ; c’est là que la délégation d’Eurofeel s’est retrouvée la veille de la SPECQUE pour partager ses premières impressions canadiennes et faire le point sur la simulation à venir.

La semaine de SPECQUE nous a permis de découvrir la culture canadienne et albertaine et de comprendre l’importance de l’identité franco-albertaine. Nous étions logés sur le campus principal de l’université d’Alberta, l’un des pôles universitaires les plus importants du Canada. Nos séances plénières et nos salles de réunion se trouvaient dans la Edmonton Clinic Health Academy, un bâtiment moderne comprenant de nombreux amphithéâtres et salles de cours. Mais nous avons aussi eu l’occasion de découvrir le campus francophone de l’université, une structure remarquable au sein d’une province très largement anglophone où l’identité franco-albertaine est historiquement très forte mais aujourd’hui parfois difficile à défendre. 40 000 étudiants de parcours et d’origines très variées suivent ainsi un enseignement universitaire en français à Edmonton. C’est dans ces locaux que nous avons été reçus pour la soirée d’ouverture qui a débuté par une conférence de l’Honorable Claudette Tardif, sénatrice canadienne, doyenne de l’Université d’Alberta et franco-albertaine. Elle nous a communiqué sont profond engagement pour la protection des minorités et la promotion de la langue française au Canada. Son intervention a fait très forte impression aux spécquois, car elle a su s’adresser directement à nous en tant que jeunes et futurs acteurs de nos engagements. Nous avons ensuite été reçus à la Cité francophone où nous avons pu célébrer l’ouverture officielle de la XVIIème édition de la SPECQUE.

Le reste de la semaine était concentré sur le travail parlementaire, profitant pour les réunions, sieste et autres pique-niques du cadre des espaces verts du campus de l’Université d’Alberta (sans compter cependant sur une prolifération particulière de moustique à cette période de l’année) et des salles de détente et de conférences de la résidence universitaire où nous étions logés. En soirée cependant, les organisateurs nous avaient donné rendez-vous dans différents bars et boîtes de la ville, en majorité situés sur la Whyte, l’artère principale des soirées et des divertissements d’Edmonton.

Lille 2015

L’année prochaine, la SPECQUE est de retour en France ! C’est la première édition sur notre territoire depuis celle de Paris de 2007. Les Français sont bien évidemment très représentés à la SPECQUE et sont un vivier important pour l’association et son identité. Il est tout naturel donc que la simulation revienne dans son pays d’adoption européen. Mais c’est aussi une occasion unique de faire découvrir aux participants étrangers la Flandre et son ouverture sur le Nord de l’Europe. Lille, 4ème métropole française, est bien évidemment une ville européenne majeure, avant tout de par sa situation géographique et sa proximité avec Paris, Londres et Bruxelles, mais aussi les Pays Bas, l’Allemagne et le Luxembourg.

La XVIIIème édition aura lieu du 2 au 9 août 2015. Les textes discutés cette année porteront sur le détachement de travailleurs dans le cadre de la libre circulation des services, la création d’un système européen de gardes-frontières, télécommunications sans-fil et la mise en place d’une stratégie humanitaire européenne.

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Crédits photos : SPECQUE

http://specque.org/

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